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Dont les frontières sont des fleurs...

Il est presque dix - huit heures quand nous arrivons par une gare souterraine.

Déjà, fallait y penser. Cet endroit semble être un véritable gruyère.

La faim et la fatigue commencent à nous tenailler. Nous sortons de la gare

au milieu d'un dédale de grattes - ciel, style quartier de la Défense. C'est écrasant.

Un agent vêtu de blanc nous demande nos papiers. Cette ville est en plus un Etat.

Ah ! Voilà un plan. Il nous apprend que le territoire fait 2 kms carrés, soit la moitié

d'un village de 400 habitants... La densité de population est de 17 000 habitants au

km carré, d'où les immeubles à n'en plus finir...

Visiblement, on ne manque de rien : évènements internationaux, invités prestigieux,

théâtre, opéra, palmiers, concessionnaire Ferrari... On croit rêver. C'est inimaginable

ce truc ! Partout, des gens extrêmement bien élevés et bien habillés. La mer miroite

encore sous les éclats du soleil. C'est fou.

Une angoisse : où allons - nous manger ce soir et dormir cette nuit ? Ne pas penser

aux tarifs...

Plusieurs choses me viennent à l'esprit : Un citation de Colette, qui décrivait "Un pays

dont les frontières sont des fleurs", une chanson de Jean - François Maurice, "28 degrés

à l'ombre", bien dans l'esprit de cet environnement.

Fin du voyage sur ce rivage toujours fleuri.



Cédric