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Morice en croisière 2

Maurice réussit enfin à sortir de sa cabine ou il était assigné en quarantaine, après un malencontreux malentendu. C’est une petite serveuse asiatique, Lu, qui lui déverrouilla la porte en riant.

— Habillez-vous en Maurice et non en Hercule Poirot. Lui conseilla-t-elle.

Elle lui effleura les lèvres en signe de baisé et s’enfuit dans le couloir, elle semblait volée, tellement elle était légère.

— Serait-ce un ange ? Se demanda Maurice, tellement troublé, qu’il en oublia de sortir de sa prison.

Il regarda sa montre, 2 heures du matin ! il se glissa sur le pond désert à cette heure. Se cacha, un matelot passait. Tout semblait normal, la brise du large, le ciel étoilé, tout respirait la tranquillité. Lorsqu’il vit deux ombres, un couple qui se chamaillait en se chuchotant de bien vilains mots.

— Toi, le dentiste, tu mens comme un arracheur de dents !

— Hahaha on ne me l’a jamais fait celle-là ! comme tu es spirituelle ma pauvre amie !

— Ne sois pas ironique veux-tu !

— Tu me gâches la croisière !

— Ah non c’est toi qui as tout gâché en dansant avec Marion Cordillard ! qu’est-ce que tu lui trouves ? Elle n’est plus toute fraiche et à un long nez.

— Elle me demandait pour refaire son dentier…

— N’importe quoi… Oh je sais, elle est connue, elle a de l’argent, moi, je n’ai que mes sentiments. Arrête arrête ne me touche pas, ais pitié de moi, ce soir …. Je dis non !

— Mais enfin Patricia !

— Et puis merde !

Patricia se dégagea du bras du dentiste et s’enfuit sur le pond, il se lança à sa poursuite, un cordage mal ranger lui prit le pied et le déséquilibra. Il tomba et s’assomma.



Au matin lorsque le corps sans vie de Marc Gilbert, 47ans, dentiste, de nationalité française fut trouvé, l’équipage cacha le cordage assassin, qui faisait vraiment désordre sur un navire aussi moderne, et on arrêta sa petite amie Patricia.

Pourtant, il y avait deux témoins, Maurice et la petite Lu.

Mais Maurice ne pouvait se dévoiler, on le remettrait en quarantaine. Lu, pire encore, elle n’avait rien à faire à cet endroit à cette heure-là, trop peur qu’on la donne en pâture à Jerry, l’affreux orque.











J François M