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rép. réf. a16

Cher pinnipède gastronome,

Mon imagination fertile s’ enflamme. Ah je vous vois déjà ! Le corps luisant
doté de cette ceinture insubmersible qui donne tant de charme à l’ ordre
des cheveux poivre et sel et qui en font des morceaux de choix Hum ! j’ en
ai déjà l’ eau à la bouche !
Souffrez que je nous mitonne un charmant rendez –vous. Pas trop vite ! Ne
nous pressons pas. Laissons mijoter les attirances. Nous allons d’ abord
nous réserver pour nous délecter de cette attente qui va nourrir nos rêves.
Comme je suis friande de ces émotions ! Je pourrais en faire des tartines !
Je ferme les yeux pour mijoter notre première rencontre
En guise de mise en bouche, Je viendrais en avance. Bien cachée, je vous
regarderais venir un bouquet garni à la main. Vous seriez à croquer et je
pourrais vous dévorer des yeux en me pourléchant les babines.
Comme cela est piquant ! Vraiment, ça ne manque pas de sel ! Je vous
laisserais mariner un peu, pour épicer cette entrevue. Au premier
frémissement d’ impatience, j’ apparaîtrais, bardée de mes plus beaux atours
Mon teint de pêche fera merveille
Je vous enfournerais dans mon antre, nous laisserons étuver la concupiscence
étouffer la tentation. Puis nous pourrons étaler notre gourmandise sur
canapé où vous éplucherez lentement mes dernières pelures.
Ah nous allons fricoter, nous allons étancher notre soif Adieu mijoteuse,
bonjour poêlon !
Vous mettrez la main à la pâte pour nous rouler dans la farine et exprimer
le jus de cette liaison naissante.
Plus question de brider nos élans. Laissons brûler nos appétences, je ne
vous veux pas mi-figue mi-raisin. La situation sera décantée. Plus question
de raconter des salades, nous consommerons sans modération. Vous ferez
monter la sauce, je serais votre petite caille rôtie, votre lapin braisé !
Ça va flamber ! Vous serez mon chou à la crème !
Ah, je veux mourir comme le chocolat, en fondant dans votre bouche !

Corinne