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De savoir qu'il existe...

De savoir qu'il existe des grands-mères acariâtres me peine beaucoup.

Comment peut-on ne pas aimer ses enfants et par eux, ses petits-enfants ?
Là n'est pas mon cas, fort heureusement pour nous, avec mes frères et ma

sœur, nous étions aimés à part égale.

Comme rien n'est parfait, nos tantes paternelles et maternelles avaient

bien leur préférence, mais elles l'exprimaient avec tact !

Pour en venir au sujet de la proposition, je vous parlerai d'un transfert de

savoir coudre que me légua ma grand-mère.

Ma Mère savait très bien broder mais son apprentissage l'ayant préparé à la

sténo-dactylo elle ignorait tout des mesures à prendre, du sens du tissu, du

passepoil, des fentes indéchirables et autres coutures nervure, rabattue ou

anglaise.

Dans une maison quand l'homme décède, il faut retrousser ses manches

chercher un emploi et surtout prendre ce que l'on trouve. Noémie (c'est

grand-mère) avait appris la couture et elle eut toutes les peines du monde à

apprendre la dactylo pour le poste qu'on lui proposait.

En bonne mère, pour éviter à ses filles la même entrave elle les poussa à

apprendre la le secrétariat et la comptabilité.

Jeanne (ma mère )qui avait décidé d'être mère au foyer pour nous élevé,

réalisa très vite que sa vie de ménagère était un cauchemar puisqu'elle n

avait pas les bases de la fée du logis.

Donc en mère avisée, soucieuse de mon avenir de "

ragouniassière-lessiveuse-couturière-pouponante, à venir" elle m'orienta

vers des études dites ménagères.

A moins que d'être, (ce qui n'est pas mon cas ) professeur de travaux

pratiques ou première chez un grand couturier, la couture ça paye mal et ça

fatigue beaucoup.

Ce n'est pas nouveau et c'est même pire de nos jours …

Aussi quand mes filles furent en âge de choisir une formation je fus bien

aise de les voir se diriger vers la gestion…

Le marché est actuellement très encombré mais il y a pour elles la

possibilité d'évolution interne…



Que choisira Axelle (ma petite–fille ) ? La question est surtout : quel

avenir pour nos petits-enfants ?



Je ne regrette pas d'avoir appris la couture de temps en temps l'une d'elles

se pointe avec un patron et du tissus

Et la question fuse :"- tu crois que ça m'ira ça ?"

Bien sûr, à chaque fois ça va et moi je suis fière de mes œuvres, l'une

dans l'autre !

Mado