Destination : 91 , Traîtres


Trahison

Allongée sur ton lit blanc,
Ton sourire est absent.
Dans tes yeux, je lis la peur,
Le refus de la déchéance,
Le rejet de la dépendance,
L’angoisse et l’envie de la mort.
Tu gardes le silence,
Le regard fixé sur ton réveil,
Qui, inexorablement,
Décompte le temps.
Trop usée, trop lasse, trop vieille.
Tu es fatiguée, grand-mère.
Alors, parfois, montent une colère,
Une révolte, un mépris, un cri,
Contre nous, qui ne mesurons pas,
La souffrance entre ces draps,
A subir ce corps meurtri
Qui soudain te trahit !

chrystelyne